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Cognition, réserve cognitive et dépôts amyloïdes dans le vieillissement normal.

Analyse critique d’Hélène Amieva, CMRR Aquitaine
BiblioDémences, Volume 7, Numéro 5, (Mai 2010)
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Relation entre atrophie et dépôts amyloïdes dans la Maladie d’Alzheimer.

Analyse critique de Jean-François Dartigues, CMRR Aquitaine
Bibliodémences, Volume 7, Numéro 5, (Mai 2010)
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Une nouvelle technique d'IRM pour une meilleure compréhension des maladies neurodégénératives

Paris | 13 avril 2010. Source Communiqué de presse national

Une méthode prometteuse d'imagerie par résonance magnétique (IRM) vient d'être mise au point par des chercheurs français du Centre de résonance magnétique biologique et médicale (CNRS/Université de la Méditerranée), en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille et le CEMEREM (1).
Elle permet de cartographier de manière non invasive la distribution en sodium dans le cerveau humain.
L'enjeu est de taille car l'accumulation anormale de cet élément dans l'axone, partie du neurone où circule l'information nerveuse, intervient dans plusieurs maladies neurodégénératives, comme la sclérose en plaques ou la maladie d'Alzheimer.
À terme, cette technique pourrait permettre de tester des médicaments potentiels agissant sur le sodium mais également de mieux comprendre les phénomènes intervenant dans certaines pathologies neurologiques, voire de les dépister.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) traditionnelle est basée sur l'excitation des noyaux d'hydrogène portés par les molécules d'eau.
Les atomes d'hydrogène sont présents partout dans notre corps, dans l'eau, qui constitue notre organisme à plus de 60% et dans les graisses, en quantités différentes selon les tissus.
Conçue dans les années 80, cette technique non invasive permet de distinguer les tissus du corps humain et de révéler, à un stade précoce, certaines anomalies invisibles à ce stade en radiographie "classique", en échographie ou avec un scanner X.

Faire de l'IRM avec d'autres atomes que l'hydrogène, tel est l'un des paris que s'est lancé en 2008 l'équipe dirigée par Patrick Cozzone au Centre de résonance magnétique biologique et médicale (CRMBM, CNRS/Université de la Méditerranée), en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille et le Centre d'exploration métabolique par résonance magnétique.
Ce n'est pas un hasard si les chercheurs ont choisi le sodium.
Chez l'Homme, cet atome joue un rôle primordial dans les processus de dégénérescence de l'axone, qui constitue la fibre nerveuse du neurone.
Ces phénomènes interviennent dans plusieurs pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques, l'épilepsie ou la maladie d'Alzheimer.
D'où l'idée de cartographier le sodium au sein de l'axone, et plus largement dans le cerveau, en développant une nouvelle technique d'IRM reposant sur cet élément.

La chose est loin d'être aisée, car le sodium est beaucoup moins sensible que l'hydrogène (le signal émis est 20000 fois plus faible).
De plus, les scientifiques ont du imaginer des dispositifs innovants pour récupérer le signal émis ainsi que des algorithmes spécifiques pour le traiter.
Pour cela, ils se sont appuyés sur l'équipement de dernière génération du CEMEREM, en particulier sur un appareil Verio Siemens doté d'un aimant à champ magnétique élevé (3 Teslas).
C'est grâce à une collaboration pluridisciplinaire réunis sant des physiciens, des biologiques et des médecins (2) que! cette m éthode d'IRM cérébrale du sodium a été mise en œuvre.
Seuls cinq centres de recherches ont très récemment réussi à maîtriser l'IRM cérébrale du sodium chez l'Homme : il s'agit de quatre équipes américaines et d'une allemande.
Désormais, la France bénéficie elle aussi d'une expertise en la matière.

« Une cartographie in vivo de la distribution des atomes de sodium dans le cerveau humain a ainsi pu être obtenue », précise Patrick Cozzone.
Les premiers tests ont été effectués chez des sujets sains.
Surtout, l'équipe vient d'être autorisée à tester le dispositif chez des patients souffrant de sclérose en plaques au stade le plus précoce.
Ce protocole de recherche (3), qui vient d'être approuvé par le Comité de protection des personnes (CRPP), vise à détecter et caractériser les processus provoquant une dégénérescence axonale.

À l'avenir, l'IRM cérébrale du sodium pourrait permettre d'évaluer en direct et in vivo des traitem ents potentiels visant à limiter l'accumulation du sodium intra-axonal, mais également de mieux comprendre les phénomènes en jeu dans les maladies neurologiques comme la sclérose en plaques, la maladie d'Alzheimer et l'épilepsie.

Ce projet bénéficie des soutiens financiers du CNRS et du programme 2009 « Maladies neurologiques et psychiatriques » de l'Agence nationale de la recherche (ANR).

Notes

(1) Le Centre d'exploration métabolique par résonance magnétique est une structure mixte CNRS / Université de la Méditerranée conventionnée avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Il forme l'implantation hospitalière de l'unité dirigée par Patrick Cozzone, en complément du CRMBM où sont développés des aspects plus fondamentaux.
(2) Plus spécifiquement grâce au travail d'une jeune post-doctorante, Wafaa Zaaraoui, travaillant au CEMEREM dans l'équipe de Jean-Philippe Ranjeva.
(3) Il est réalisé en collaboration avec Jean Pelletier, médecin au CHU et chercheur au CEMEREM.

Contacts

Chercheurs l Jean-Philippe Ranjeva l T 04 91 25 65 29 l jp.ranjeva@univmed.fr
Patrick Cozzone l T 04 91 25 65 29 l patrick.cozzone@univmed.fr
Presse CNRS l Priscilla Dacher l T 01 44 96 46 06 l priscilla.dacher@cnrs-dir.fr

Actualités

Thérapeutique

Une hormone ne fait pas le printemps. Mais…

Extrait d’Alzheimer Actualités, Janvier-Février 2010.

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Une hormone ne fait pas le printemps. Mais…

Extrait d’Alzheimer Actualités, Janvier-Février 2010.

Faut-il chercher à le dissimuler en cette période de fêtes et de vœux ?
Les voies de l’alzheimerologie sont, sinon impénétrables, du moins semées d’embûches.
Sur le terrain de la thérapeutique, la fin de l’année 2009 a été marquée par de nouveaux échecs.

Elan, qui a déjà fort à faire avec les difficultés associées à ses vaccins, a dû modifier son essai en cours avec le ELND005 (un inhibiteur de la formation d’oligomères de Β-amyloïde (Aβ) réputés toxiques) en supprimant deux bras sur trois dans son étude.
Des effets secondaires sérieux et une mortalité accrue ont été constatés avec les plus fortes doses.
Au même moment, le JAMA publie les résultats avec un premier modulateur de ?-secrétase (et donc de synthèse d’Aβ), le Tarenflurbil de la firme Myriad.
Ils sont négatifs.
Non seulement ces échecs s’ajoutent à bien d’autres, mais ils ne font que renforcer les doutes au sujet des thérapeutiques ciblant l’Aβ.
Le fait est qu’elle marche chez la souris transgénique mais pas chez les malades.
Les explications ne manquent pas.

Ceux qui ne croient pas en l’ Aβ ont beau jeu de dire que les expériences animales reposent sur un raisonnement circulaire :
qu’une souris produisant un excès d’ Aβ soit « guérie » par une thérapeutique anti-Aβ n’a valeur de preuve que si l’on tient pour acquis la culpabilité l’Aβ.
Ceux qui attribuent à ce dernier un rôle causal (la génétique leur donne raison) estiment plutôt que ces thérapeutiques devraient être appliquées de façon préventive car elles visent le mécanisme initial, non les symptômes qui en sont les conséquences.
Par delà le débat sur l’Alzheimer et l’Aβ, le snouvelles négatives l’emportent sur les positives dans un domaine voisin, celui de la longévité.
Lors du dernier meeting annuel de la GSA (Geriatric Society of America), à Atlanta, une communication de James Nelson nous a même appris qu’on ne serait se fier aux mérites de la restriction calorique.

Selon lui, elle ne rallonge la durée de vie que chez certaines souches de souris ; elle s’avère sans effet sur d’autres ou même de nature à réduire la longévité.
Elle marche surtout chez les animaux de courte durée de vie et elle ne permettrait en aucun cas de dépasser la limite maximale de souris génétiquement les mieux pourvues.
En période de fêtes, on reconnaîtra à cette révision déchirante le mérite de déculpabiliser ceux qui ont trop abusé de la bonne chair…
Pour rester à la charnière nutrition-vieillissement, la meilleure nouvelle est peut-être celle relative à la leptine.

Rappelons que cette hormone qui diminue la prise alimentaire a été, ainsi que le rappelle judicieusement Jacques Epelbaum, un excellent neuroendocrinologiste qui ne milite pas avec fanatisme en faveur de la restriction calorique, « la première dont la synthèse et la sécrétion ont été mises en évidence à partir des adipocytes » (J.Epelbaum : Le vieillissement : rythmes biologiques et hormonaux. Inserm/Lavoisier, 2009).
Cet exploit a valu à ces cellules grasses de prendre du galon ainsi que le dernier Colloque Médecine et Recherche de la Fondation Ipsen a permis de le constater.
On savait depuis quelques temps que la leptine agit sur l’hippocampe, la mémoire et la plasticité synaptique.

Mais qu’en est-il chez l’homme ?
L’étude de Sudha Sashadri et ses collègues de Boston, Bethesda et Sacramento nous l’apprend.
A partir de 785 personnes de la cohorte Framingham dépourvues de démence au début de l’enquête et suivies pendant 8.3 années en moyenne, il apparaît qu’un haut niveau de leptine circulante est associé à un risque diminué de maladie d’Alzheimer.
Confirmation de cette corrélation : les sujets riches en leptine ont aussi un volume cérébral accru( W.Lieb et al. : JAMA, 2009, vol.302, 2565.2572).
Le taux de leptine plasmatique pourrait donc constituer un intéressant marqueur de risque.
Une hormone ne fait pas le printemps.
Mais, en l’occurrence, on aimerait bien le croire…

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Petite mise au point sur le Rember, par le Professeur Bruno Dubois, Président du Comité scientifique de L'IFRAD et Professeur de Neurologie à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière Abstract Alzheimer, N°4, avril 2009

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Petite mise au point sur le Rember, par le Professeur Bruno Dubois, Président du Comité scientifique de L'IFRAD et Professeur de Neurologie à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière Abstract Alzheimer, N°4, avril 2009

«C'est la plus importante avancée depuis la découverte des lésions de la maladie par Aloïs Alzheimer en 1907...»
Inutile de dire qu'une telle annonce a fait l'effet d'une bombe en juillet 2008.
Cette annonce, volontairement accrocheuse, a été très bien relayée par les médias dans le monde entier : le Rember a fait parler de lui comme aucun autre médicament ne l'avait fait jusque là.
Qu'en est-il réellement ?

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Le point sur les essais d'immunothérapie en France, par le Professeur Bruno Dubois, Président du Comité scientifique de L'IFRAD et Professeur de Neurologie à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière Abstract Alzheimer, N°3, décembre 2008

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Le point sur les essais d'immunothérapie en France, par le Professeur Bruno Dubois, Président du Comité scientifique de L'IFRAD et Professeur de Neurologie à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière Abstract Alzheimer, N°3, décembre 2008

Avec les médicaments utilisés aujourd'hui dans la maladie d'Alzheimer, on cherche à compenser les déficits biochimiques identifiés ; comme tous les traitements symptomatiques, ils ont une efficacité limitée.
On étudie actuellement des traitements visant à bloquer la cascade biologique en intervenant notamment sur le processus amyloïde.
C'est le cas en particulier de l'immunothérapie (ou vaccin) dont l'objectif est de désagréger les plaques amyloïdes déjà formées. Voici l'histoire...

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Chicago : quelques nouveautés dans le domaine de la thérapeutique

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Sources : Lancet, Neurology

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Chicago : quelques nouveautés dans le domaine de la thérapeutique

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Sources : Lancet, Neurology

La 11ème International Conference on Alzheimer's Disease (ICAD) s'est tenue à Chicago du 26 au 31 juillet 2008.
Rassemblant plus de 5000 participants, cette réunion est devenue un grand carrefour où se rencontrent les alzheimérologues du monde entier.
On ne peut pas dire que de grandes nouveautés y aient été révélées, mais quelques informations concernant les essais thérapeutiques en cours ont été données.
Beaucoup attendaient la présentation sur les essais d'immunisation menés par Elan qui consistent en l'administration d'un anticorps monoclonal (Bapineuzumab).
Faite par Sid Gilman (University of Michigan, Ann Arbor), elle a confirmé les éléments connus à savoir que l'essai de phase 2 ne montre, globalement pas d'effet bénéfique.
Si, par contre, on ne tient compte que des sujets non apoE 4, le bénéfice sur l'ADS cog est très net.
S.Gilman a jugé le produit bien toléré en dépit de trois morts dans le groupe traité (sur une centaine de sujets) contre aucun dans le groupe placebo et d'une dizaine de cas d'œdème vasogénique.
Ces résultats qui sont diversement interprétés dans la communauté scientifique d'autant plus que la communication de Gilman n'a pas pu être suivie d'une discussion suscitent une interrogation que viennent renforcer les données récemment publiées par James Nicoll et ses collègues (University of Southampton) dans le Lancet au sujet de l'essai avec le vaccin AN1792 (qui était une immunisation active avec l'antigène, à savoir la ß-amyloïde de42 acides aminés, et non un anticorps) sont porteuses d'une autre ambigüité :
il apparaît que cette procédure a effectivement nettoyé le cerveau des plaques amyloïdes mais sans que cela s'accompagne d'un ralentissement du processus pathologique, en tout cas tel qu'on peut l'évaluer par le moyen de tests cliniques disponibles1.
Signe des temps, la communication de S.Gilman sur le bapineuzumab a fait l'objet d'un traitement en direct par la presse financière.
Les journalistes économiques écrivaient leur article tout en écoutant la présentation.
Résultat : en dépit des commentaires très favorables de l'orateur, le cours d'Elan et de son partenaire Wyeth qui doit commercialiser le médicament se sont effondrés à Wall Street dans l'heure qui a suivi !

Nouveau venu dans l'arsenal des thérapeutiques potentielles, le Dimebon a fait lui aussi l'objet de présentations, lesquelles complètent l'article récent de Rachelle Doody (Baylor College of Medicine, Houston) dans le Lancet2.
Ce produit d'origine russe est un anti-histaminique.
Il a fait l'objet d'une étude clinique portant sur 183 patients russes atteints d'une forme légère à modérée de maladie d'Alzheimer.
Non seulement ce médicament exercerait une activité symptomatique mais son bénéfice thérapeutique continuerait à s'accroitre tout au long des 18 mois de l'étude.
Selon David Hung, de la société Medivation qui mène des recherches sur le Dimebon, ce produit agirait selon un mécanisme original exerçant un effet protecteur sur les mitochondries.
On attend donc à la fois une duplication de l'étude publiée dans le Lancet (une étude de phase 3 doit être réalisée en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud) et des publications scientifiques concernant son mécanisme d'action dans les revues scientifiques.
Plus original, Claude Wischik (University of Aberdeen et TauRx Therapeutics) a montré les données cliniques sur le Rember, présenté comme la première thérapeutique ciblant la protéine tau.
Le bénéfice sur l'ADAS Cog serait sensible (4 points) mais l'essai souffre d'imperfections méthodologiques.
Sur le plan chimique, on rappellera que le composé actif du Rember n'est pas autre chose que le chlorure de methyl-thioninium, plus connu sous le nom de Bleu de méthylène, en particulier pour le marquage des tissus en microscopie!
Enfin, Jeffrey Kaye (Oregon Health & Science University) a montré les données d'imagerie relatives à son essai de l'effet préventif de l'extrait de Ginkgo biloba3.
Cet essai a donné une intéressante indication de l'effet préventif de ce produit.
Cette fois-ci Kaye montre un effet significatif sur la réduction du volume cérébral total, évalué par IRM, chez ces sujets âgés mais en bonne santé suivis durant trois ans.
Il en conclut que l'extrait de Ginkgo biloba peut modifier le processus pathogénique lui-même.

Enfin, côté mauvaise nouvelle, le Flurizan, testé en phase 3 par Myriad s'est avéré inactif en dépit des données expérimentales intéressantes relatives à son action sur la ß-amyloïde.
Ceci dit, par delà un certain pessimisme accompagnant les résultats négatifs, plusieurs commentateurs, tant parmi les fondamentalistes que parmi les cliniciens mettaient l'accent sur les insuffisances méthodologiques de certaines études ainsi que sur le fait qu'on ne saurait conclure à la négativité d'un médicament à la suite d'un essai de phase 2.

[1] C.Holmes, D.Boche, D.Wilkinson, G.Yadegarfar, V.Hopkins, A.Bayer, R.W.Jones, R.Bullock, S.Love, J.W.Neal, E.Zotova, J.A.Nicoll : Lancet, 2008, vol.372, 216-223
[2] R.S.Doody, S.I.Gavrilova, M.Sano, R.G.Thomas, P.S.Alsen, S.O.Bachurin, L.seely, D.hung : Lancet, 2008, vol.70, 1809-1817
[3] H.H.Dodge, T.Zitzelberger, B.S.Oken, D.Howieson, J.Kaye : Neurology, 2008, vol.70, 1809-1817

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La maladie d'Alzheimer : Perspectives Thérapeutiques par Bruno DUBOIS*, Leonardo De SOUZA, Gilles ALLALI, Michel KALAFAT, Marie SARAZIN, Hôpital de la Pitié Salpêtrière.

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La maladie d'Alzheimer : Perspectives Thérapeutiques par Bruno DUBOIS*, Leonardo De SOUZA, Gilles ALLALI, Michel KALAFAT, Marie SARAZIN, Hôpital de la Pitié Salpêtrière.

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Recherche clinique

Démence et neuropathologie : la corrélation diminue avec l'âge

Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009.
Source The New England Journal of Medicine

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Démence et neuropathologie : la corrélation diminue avec l'âge

Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009.
Source The New England Journal of Medicine

Le lien entre les lésions neuropathologiques qui définissent officiellement la maladie d'Alzheimer et les signes cliniques de démence fait l'objet de discussions.
Les données de l'étude épidémiologique Cognitive Function and Aging Study, menée sous la direction de Carol Brayne (University of Cambridge, GB) ne sont pas faites pour mettre un terme aux débats.
Les chercheurs impliqués ont examiné 456 cerveaux de sujets morts entre 69 et 109 ans et évalué la relation entre la présence des plaques séniles, des dégénérescences neurofibrillaires d'une part et d'une démence (selon les critères du DSM-III-R) d'autre part.
Il apparaît que la corrélation est très élevée jusqu'à l'âge de 75 ans (odds ratio : 8.63) mais beaucoup moins après 95 ans (odds ratio : 2.48).
Aux âges avancés, la sévérité de l'atteinte neuropathologique de type alzheimer n'est pas très nettement élevée chez les sujets déments que chez les autres.
¹ Cette observation curieuse tend plutôt à conforter celles acquises précédemment.
Si les lésions neuropathologiques classiquement prises en considération constituent de bien piètres critères chez ces vieux, peut-on en proposer un autre plus discriminant?
L'atrophie cérébrale semble plus intéressante à cet égard puisque sa relation avec la démence, forte à 75 ans (odds ratio : 5.11) ne se réduit pas à 95 ans (odds ratio : 6.10).

¹.G.M. Savva, S.B.Wharton, P.G.Ince, G.Forster, F.E.matthews, C.Brayne : The New England Journal of Medicine, 2009, vol.360, 2302-2309

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Incidence et survie de la démence en population générale japonaise : étude Hisayama,

analyse critique de Claudine Berr, CMRR Montpellier.
Bibliodémence, volume 6, numéro 5, (mai2009)

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Incidence et survie de la démence en population générale japonaise : étude Hisayama,

analyse critique de Claudine Berr, CMRR Montpellier.
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Epidémiologie : Des nouvelles inquiétantes

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Lancet

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Epidémiologie : Des nouvelles inquiétantes

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Lancet

A en juger par les données présentées à l'occasion de la 11ème International Conference of Alzheimer's Disease( Chicago, 26-31 juillet 2008) l'évolution en cours a de quoi inquiéter.
John Morris (University School of Medicine, St.Louis) a fait état de travaux sur des biomarqueurs de la maladie tels que l'évaluation de la charge amyloïde par le composé dit de Pittsburgh ou des dosages dans le liquide céphalorachidien qui suggèrent qu'un pourcentage élevé de personnes du troisième âge doivent être considérées comme alzheimériennes sur le plan neuropathologique même si elles n'en présentent pas les symptômes (près de la moitié des personnes de 70 ans si on se rallie aux critères les plus larges).
De son côté, Ronald Petersen (Mayo Clinic), "père" du MCI (mild cognitive impairment) révèle que, chaque année, 5.3% des sujets dont l'âge est compris entre 70 et 89 ans basculent dans le MCI.
Or, les éléments disponibles jusqu'alors donnaient à penser que ce chiffre aurait du se situe aux alentours de un à deux pour cent!
Bien qu'il soit toujours difficile de savoir de quelle manière il convient d'interpréter ces données, il ne fait guère de doute désormais que, en plus des sujets dûment étiquetés atteints de maladie d'Alzheimer, de très nombreux autres sont sur la voie qui mène à cette pathologie…

Par ailleurs, les données en provenance des pays en voie de développement sont tout autant pessimistes si l'on en juge par les travaux du Groupe 10/66, ainsi désigné parce qu'on estime que dans les vingt pays auxquels il s'intéresse (Chine, Inde, Mexique, Cuba, Venezuela, Pérou, etc.) on pense que seuls 10% des déments sont recensés alors qu'ils abritent 66% de ceux que comptent la planète.
Leur étude à grande échelle porte sur les sujets de 65 ans et plus, vivant dans des milieux culturels très divers, mais à niveau éducationnel rudimentaire et à revenus faibles.
Ils leur ont appliqué des modalités de diagnostic de démence localement plus adaptés que le DSM-IV.
Pas moins de 15 000 interviews ont été réalisées.
On pensait que la prévalence des démences varierait, en fonction des lieux, entre 0.4 et 6.4%.
Elle s'étend en réalité entre 5.6 et 11.7%!
Les femmes sont plus affectées que les hommes et l'incidence de la démence double tous les sept ans et demi1.

[1] J.J Rodriguez, C.P.Ferri, D.Acosta, M.Guerra, y.huang, K.jacob, E.krishnamoorthy, A.Salas, A.L.Sosa, I.Acosta, ME.Dewey, C.gaona, A.Jotheeswarab, S.Li, D.Rodriguez, G.Rodriguez, P.S.Kumar, A.Valhuerdi, M.Prince ; Lancet, 2008, vol.25, 464-474

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Un cerveau intact à 115 ans ?

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Neurobiology of Aging

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Un cerveau intact à 115 ans ?

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Neurobiology of Aging

On sait qu'il n'a hélas pas été possible de réaliser une autopsie cérébrale de Jeanne Calment, décédée à 122 ans.
On ignore donc toujours s'il est possible d'atteindre un âge aussi avancé sans signe de démence ou de maladie d'Alzheimer.
Des médecins et pathologistes néerlandais viennent de nous apporter une information supplémentaire à ce sujet en décrivant le cas d'une autre supercentenaire décédée à 115 ans.
Les tests psychologiques qu'elle avait subis à 112-113 avaient montré qu'elle disposait de facultés cognitives supérieures à celle des adultes sains de 60-75 ans.
Par ailleurs, l'examen neuropathologique ne montre aucun signe d'athérosclérose, quasiment pas de dépôt amyloïde et des neurodégénérescences neurofibrillaires qui ne dépassent pas le stade II de Braak.
Les auteurs de ce travail concluent logiquement qu'il est possible de garder un cerveau en excellent état jusqu'à un âge très avancé1.
Dans un commentaire associé Kelly Del Tredici et Heiko Braak expliquent que les dégénérescences neurofibrillaires, même dans un cerveau âgé, ne doivent pas être considérées comme anodines : elles signent le début d'une pathologie.
Mais, ils n'en pensent pas moins qu'il est possible d'atteindre un âge très avancé sans en avoir.
En d'autres termes, il faut selon eux distinguer complètement vieillissement et pathologie de la sénescence cérébrale2.

[1] W.F.A den Dunnen, W.H Brouwer, E.Bijlard, J.Kamphuis, K.van Linschoten, E.Eggens-Meijer, G. Holstege : Neurobiology of Aging, 2008, vol. 29, 1127-1132.
[2] K.Del Tredici, H.Braak : Neurobiology of Aging, 2008, vol. 29, 1133-1136

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Actualités de la maladie d'Alzheimer par le Professeur Bruno Dubois, Président du Comité scientifique de L'IFRAD et Professeur de Neurologie à l'Hôpital de la Pitié Salpêtrière, septembre 2008.

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Facteurs de risque/protecteurs

Cancer et Alzheimer : La preuve par l’épidémiologie ?

Extrait d’Alzheimer Actualités, Mars-Avril 2010.
Source : Neurology

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Cancer et Alzheimer : La preuve par l’épidémiologie ?

Extrait d’Alzheimer Actualités, Mars-Avril 2010.
Source : Neurology

Depuis des années, les éventuelles relations entre cancer et pathologies neurodégénératives suscitent des réflexions et les travaux de quelques équipes.
C’est d’ailleurs à ce thème que la Fondation Ipsen consacre son prochain Colloque Médecine et Recherche (26 avril 2010).
Une étude épidémiologique menée par Catherine Roe et ses collègues de la Washington University, à St Louis, apporte de nouveaux éléments.
Ces auteurs se sont intéressés à une cohorte de 3020 sujets âgés de 65 ans ou plus enrôlés dans une enquête à long terme relative aux pathologies cardio-vasculaires.
Ils se sont efforcés de voir si l’on pouvait établir une relation entre l’hospitalisation pour cause de cancer et la prévalence de la démence.
Il apparaît que les personnes présentant un diagnostic de la maladie d’Alzheimer au départ avaient un risque de cancer réduit de 60% par rapport aux autres.
Cette relation concerne essentiellement la maladie d’Alzheimer et non la démence vasculaire.
Inversement, les patients atteints de cancer bénéficiaient d’un risque de maladie d’Alzheimer abaissé de 30%.
¹ Bien entendu, cette étude fera l’objet de remarques d’ordre méthodologique (l’un des biais pouvant être lié à un effet possible de la mortalité associée aux deux pathologies survenant ensemble) et de tentatives de réplication.
Une autre possibilité, conceptuellement plus intéressante, ferait intervenir l’existence de relations plus fondamentales entre les mécanismes moléculaires de ces deux types de maladies..

1 C.M. Roe, A.L.Fitzpatrick, C.Xiong, W.Sieh, L.Kuller, J.P.Miler, M.M.Williams, R.Kopan, M.I.Behrens, J.C.Morris : Neurology, 2010, vol 74, 106-112.

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Déficit en vitamine D et baisse des fonctions cognitives

Extrait d’Alzheimer Actualités, Mars-Avril 2010.
Source : Neurology

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Déficit en vitamine D et baisse des fonctions cognitives

Extrait d’Alzheimer Actualités, Mars-Avril 2010. Source : Neurology

L’idée de l’influence d’un déficit vitaminique dans l’affaiblissement des capacités cognitives du sujet âgé n’est pas nouvelle, tout particulièrement en ce qui concerne la vitamine D.
On sait déjà que le récepteur de la vitamine D est exprimé dans le cerveau, de même que l’enzyme activatrice de cette vitamine laquelle présente par ailleurs la propriété d’agir sur l’expression de facteurs neurotrophiques, de protéines liant le calcium, ainsi que de cytokines inflammatoires, de même que de stimuler la croissance neuritique.
A ces considérations biologiques s’ajoute le fait que les personnes âgées présentent très fréquemment une déficience causée par une mauvaise alimentation ou un ensoleillement trop faible.
Ce déficit peut-il donc favoriser la perte des fonctions cognitives, voire la survenue de la démence?
Trois articles parus dans la revue Neurology nous apportent à cet égard des informations plus précises.
Le premier provient de chercheurs de la Tuft University et d’autres établissements de Boston.
Il porte sur 318 participants (âge moyen : 73.5 ans) dont 14% étaient considérés comme déficients en vitamine D et 44% comme insuffisants (ces éléments sont évalués par le moyen du dosage de la 25 hydroxyvitamine D, métabolite classique de cette vitamine).
La baisse en vitamine D s’est trouvée effectivement associée à un risque accru de démences de causes diverses, Alzheimer y compris, ainsi que d’accident vasculaire cérébral, avec ou sans démence, ainsi qu’aux indicateurs évalués par RMN, de risque cérébrovasculaire. ¹ La seconde étude concerne l’étude EPIDOS portant à l’origine sur l’épidémiologie de l’ostéoporose.
752 femmes âgées de plus de 75 ans ont été réparties en deux groupes en fonction de leur déficience en vitamine D.
Les médecins d’Angers qui ont réalisé cette étude ont identifié une déficience chez 17% des sujets qui s’est avérée associée à de plus faibles performances sur l’échelle SPMSQ (le questionnaire de Pfeiffer).
² La troisième étude, réalisée à Minneapolis sur une cohorte de 1604 sujets de sexe masculins enrôlés dans une enquête sur le risque de fracture ostéoporotique n’aboutit pas à la même conclusion.
Les auteurs ont identifié une relation entre faible niveau de vitamine D et fonction cognitive (évaluée parle moyen du MMS et du Trail Making Test Part B), mais elle n’atteint pas le niveau de la signification statistique.

Dans l’ensemble, ces études confirment de façon non ambiguë le poids de la déficience en vitamine D chez le sujet âgé.
En dépit de la non significativité de la troisième, elles sont plutôt de nature à établir une relation entre ce déficit et l’affaiblissement des fonctions cognitives.
Ceci ne nous donne pas directement une explication causale du phénomène.
On peut imaginer que la déficience vitaminique exerce un effet délétère ou bien que la baisse des fonctions mentales favorise une mauvaise alimentation et une exposition réduite à l’ensoleillement.
De plus, ces enquêtes ne nous disent pas si un apport alimentaire en vitamine D peut exercer un effet bénéfique.

1 J.S.Buell, B.Dawson-Hughes, T.M.Scott, D.E.Weiner, G.E.Dallal, W.Q.Qui, P.Bergethon, I.H.Rosenberg, M.F.Folstein, S.patz, R.A.Bhadelia, K.L.Tucker : Neurology , 2010, vol.74, 18-26.
2 C.Annweiler, A.M.Schott, G.Allali,S.A.Bridenbaugh, R.W.Kressig, P.Allain, F.R.Hermann, O.BEauchet: Neurology, 2010, vol 74, 27-32.
3 Y.SLinin, M.L.Paudel, B.C.Taylor, H.A.Fink, A.Ishnani, M.T.Canales, K.Yaffe, E.Barret-Connor, E.S.Orwoll, J.M.Shikany, E.S.LeBlanc, J.A.Cauley, K.E.Ensrud : Neurology, 2010, vol 74, 33-41.

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Parlons de l’alcool pour prévenir les symptômes comportementaux et psychologiques

D’après les propos du Pr Vincent CAMUS Clinique Psychiatrique Universitaire & CMRR, CHRU de Tours.
Le cahier des centres mémoire, décembre 2009, publié par Abstract Alzheimer

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Parlons de l’alcool pour prévenir les symptômes comportementaux et psychologiques

D’après les propos du Pr Vincent CAMUS Clinique Psychiatrique Universitaire & CMRR, CHRU de Tours.
Le cahier des centres mémoire, décembre 2009, publié par Abstract Alzheimer

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La caféine contre la maladie d'Alzheimer ?

Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009.
Source Journal of Alzheimer's Disease

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La caféine contre la maladie d'Alzheimer ?

Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009.
Source Journal of Alzheimer's Disease

Plusieurs enquêtes épidémiologiques suggèrent que la consommation de café exercerait un effet protecteur contre la maladie d'Alzheimer.
Telle est notamment le résultat de l'étude finnoise portant sur 1400 seniors1.
Les travaux expérimentaux de chercheurs de l'University of South Florida, à Tampa apportent des indices plus directs en faveur de cette hypothèse.
Ces scientifiques ont soumis des souris transgéniques alzhéimérisées, porteuses de la mutation dite suédoise, à un traitement à base de caféine.
Ils ont mis en évidence non seulement une réduction des niveaux de β-amyloïde (Aβ), liée à la suppression à la fois de la β- et de la γ-sécrétases, mais aussi une diminution des dépôts dans l'hippocampe et le cortex entorhinal ainsi qu'une meilleure mémoire de travail.
Cet effet bénéfique se manifeste même chez les animaux chez lesquels existent déjà des dépôts d'Aβ substantiels2.
Détail particulièrement remarquable :
que ce soit chez la souris transgénique jeune ou âgée, même une administration aigue de caféine diminue rapidement la charge amyloïde dans le cerveau et dans le plasma, sans affecter l'élimination d'Aβ.
La même étude montre que les niveaux plasmatiques d'Aβ ne constituent pas un bon index des dépôts dans le cerveau ou des performances cognitives3.

1 M.H.Eskelinen, T. Ngandu, J.Tuomilehto, H.Soininen, M.Kivipelto : Journal of Alzheimers'Disease, 2009, vol 16, 85-91.
2 G.W.Arendash, T.Mori, C.Mao, L.Mamcarz, M.Runfeldt, A. Dickson, K.Rezal-Zadeh, J.Tan, H.Potter : Journal of Alzheimer's Disease, 2009, vol 17, 661-680.
3 C.Cao, J.R.Cirrito, X.Lin, L.Wang, D.K.Verges, A.Dickson, M.Mamcarz, C.Zhang, T.Mori, G.W.Arendash, D.M.Holtzman, H.Potter : Journal of Alzheimer's Disease, 2009, vol 17, 681-697.

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Activité physique et risque de maladie neurodégénérative : une revue systématique des preuves prospectives.

Analyse critique de Mélanie Le Goff, CMRR Aquitaine Bibliodémence, volume 6, numéro 2, (février 2009)

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Activité physique et risque de maladie neurodégénérative : une revue systématique des preuves prospectives.

Analyse critique de Mélanie Le Goff, CMRR Aquitaine Bibliodémence, volume 6, numéro 2, (février 2009)

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Un haut niveau éducatif ne serait bénéfique qu'avant la survenue de l'Alzheimer

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Neurology

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Un haut niveau éducatif ne serait bénéfique qu'avant la survenue de l'Alzheimer

Extrait d'Alzheimer Actualités, Sept-Oct 2008.
Source : Neurology

Plusieurs observations mettent en évidence une corrélation entre le niveau d'éducation et le risque de survenue de maladie d'Alzheimer.
Mais le rôle de ce paramètre dans l'évolution du mal après son apparition est bien moins clair.
Des études ont toutefois montré que le déclin serait plus net chez les sujets les mieux éduqués.
Thomas Koepsell et ses collègues de l'University of Washington à Seattle ont voulu en savoir plus en étudiant une cohorte de 2051 participants âgés de 65 ans et plus suivis dans 27 centres de recherche sur la malacie d'Alzheimer.
Il en ressort qu'un niveau éducatif élevé est bien associé à un sore plus favorable sur le MMSE chez les sujets non malades ou atteints de forme légère.
Il va de 19.6 chez les individus du niveau éducatif le plus faible à 25.9 chez ceux du niveau le plus élevé (en moyenne).
Par contre, avec l'avancée de la neuropathologie, les différences s'annulent, les scores étant de 7.1 et 8.6 respectivement1.

[1] T.D Koepsell, B.F.Kurland, O.Harel, E.A.Johnson, X.-H Zhou, W.A.Kukull: Neurology, 2008, vol.70:1732-1739

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Une relation Alzheimer - syndrome métabolique

Extrait d'Alzheimer Actualités, Mai-Juin 2009.
Source: Archives of Neurology

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Une relation Alzheimer - syndrome métabolique

Extrait d'Alzheimer Actualités, Mai-Juin 2009.
Source: Archives of Neurology

La maladie d'Alzheimer a des liens avec d'autres pathologies, notamment cardio-vasculaires, et le diabète, ainsi que l'a illustré le dernier Colloque Médecine et Recherche consacré par la Fondation Ipsen à cette pathologie.
Kristine Yaffe (University of California, San Francisco) vient apporter de nouvelles informations à l'appui de ce dossier à travers l'étude de près de 4900 femmes d'un âge moyen de 66.2 ans, ne présentant pas de désordre cognitif au début de l'étude.
Après un suivi de quatre ans, il s'est avéré que 7.2% (soit 497 femmes) de celles présentant un syndrome métabolique ont développé des désordres cognitifs, contre seulement 4.1% de celles qui n'en avaient pas.
Ceci vient confirmer d'autres données antérieures.
Il semble donc que l'obésité, la vie sédentaire, une tension artérielle élevée, et d'autres critères associés au syndrome métabolique, puissent être en relation avec le risque de survenue de maladie d'Alzheimer.
Par delà les interrogations quant aux mécanismes de cette interaction, cette observation débouche sur des perspectives thérapeutiques ou préventives concrètes :
on peut, en particulier, se demander dans quelle mesure un contrôle des facteurs associés au syndrome métabolique peut contribuer à la prévention des désordres cognitifs liés à l'âge.¹

1. A.M.Kanaya, K.Lindquist, T.B.Harris, L.Launer, C.Rosano, S.Satterfield, K.Yaffe : Archives of Neurology, vol 66, 324-335.

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Troubles cognitifs

La reconnaissance des visages et de leurs émotions dans les démences neurodégénératives

Laurence Chaby,
1. Cnrs,UMR 8189, Laboratoire de Psychologie et Neurosciences Cognitives, Boulogne-Billlancourt, France,
2. Université Paris Descartes, Boulogne-Billlancourt, France
Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009.
Source Psychol Neuropsychiatr Vieil.

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La reconnaissance des visages et de leurs émotions dans les démences neurodégénératives

Laurence Chaby,
1. Cnrs,UMR 8189, Laboratoire de Psychologie et Neurosciences Cognitives, Boulogne-Billlancourt, France,
2. Université Paris Descartes, Boulogne-Billlancourt, France
Extrait d'Alzheimer Actualités, Novembre-Décembre 2009. Source Psychol Neuropsychiatr Vieil.

Un aspect crucial du fonctionnement social consiste en la capacité d'identifier ses pairs et de déterminer leur état émotionnel, notamment par le biais de leur visage.
Ces processus complexes, qui se font pourtant pour la plupart d'entre nous de façon automatique, occupent une large part de notre cerveau¹ et font partie des prérequis nécessaires pour s'adapter au comportement d'autrui, inférer ses états mentaux et être en empathie avec lui.

Chez les patients atteints de démences neurodégénératives (e.g., maladie d'Alzheimer, démence frontotemporale et démence sémantique, maladie de Parkinson, maladie de Huntington) les résultats d'études récentes montrent que la reconnaissance de l'identité et de l'expression faciale d'un visage peut être altérée.
Bien qu'encore peu évaluées en pratique clinique, ces difficultés pourraient constituer un marqueur diagnostique et permettraient d'expliquer en partie les symptômes comportementaux et psychologiques des démences (SCPD) souvent associés à la maladie et qui constituent une charge pour les aidants.

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Mémoire du passé et maladie d'Alzheimer, par Catherine Thomas-Antérion, responsable de l'Unité de neuropsychologie-cm2r, service de neurologie, CHU de Saint-Etienne.
Abstract Alzheimer, N°3, décembre 2008

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Mémoire du passé et maladie d'Alzheimer, par Catherine Thomas-Antérion, responsable de l'Unité de neuropsychologie-cm2r, service de neurologie, CHU de Saint-Etienne.
Abstract Alzheimer, N°3, décembre 2008

Les patients ayant une maladie d'Alzheimer ont des difficultés à se remémorer le passé : les souvenirs biographiques, en particulier les souvenirs épisodiques personnels qui nécessitent l'hippocampe pour leur récupération ainsi que les connaissances culturelles et collectives.
L'accès aux noms propres et aux souvenirs " flashes " est particulièrement fragile.
Des outils sont en cours de développement pour l'exploration de ces troubles.

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Santé Publique

Des diététiciens à disposition en CMRR

D'après les propos du Dr Micheline Michel-Jondet, Gériatre, CHU de Rennes et de Dominique Le Corre, Diététicienne, CHU de Rennes.
Le cahier des centresmémoire, décembre 2009, publié par Abstract Alzheimer

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Des diététiciens à disposition en CMRR

D'après les propos du Dr Micheline Michel-Jondet, Gériatre, CHU de Rennes et de Dominique Le Corre, Diététicienne, CHU de Rennes.
Le cahier des centresmémoire, décembre 2009, publié par Abstract Alzheimer

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Le plan Alzheimer a un an, par Florence Lustman, Inspecteur général des finances, chargée du plan Alzheimer.
Abstract Alzheimer, N°4, avril 2009.

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Le plan Alzheimer a un an, par Florence Lustman, Inspecteur général des finances, chargée du plan Alzheimer.
Abstract Alzheimer, N°4, avril 2009.

Le 1er février 2008, Nicolas Sarkozy lançait le plan Alzheimer 2008-2012.
Articulé autour de 44 mesures, ce plan a l'ambition de faire évoluer la prise en charge, les connaissances et l'image de la maladie d'Alzheimer, avec un investissement sans précédent de 1,6 milliard d'euros sur 5 ans.
C'est à Mme Florence Lustman, inspecteur général des finances, que le pilotage interministériel était alors confié.
A la tête d'une équipe plurisdiciplinaire et restreinte, elle pilote et coordonne depuis un an la mise en place du plan.
A l'occasion du premier anniversaire de sa mise en oeuvre, nous avons demandé à Florence Lustman de dresser un premier bilan du plan Alzheimer.

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Vidéos

Journal télévisé de France 2, le 26 janvier 2010

Une nouvelle molécule (une protéine) vient d'être découverte par le Professeur Baulieu et son équipe qui peut agir activement sur la maladie d'Alzheimer.

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Journal télévisé de France 2, le 26 janvier 2010

Une nouvelle molécule (une protéine) vient d'être découverte par le Professeur Baulieu et son équipe qui peut agir activement sur la maladie d'Alzheimer.

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Journal télévisé de France 2

le mercredi 9 décembre 2009 Le Professeur Dubois explique comment détecter la maladie d'Alzheimer lors d'une consultation au centre du langage de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière

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le mercredi 9 décembre 2009 Le Professeur Dubois explique comment détecter la maladie d'Alzheimer lors d'une consultation au centre du langage de l'hôpital de la Pitié Salpêtrière

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Conférence de l'IFRAD sur la maladie d'Alzheimer, le lundi 22 juin 2009

Docteur Olivier de Ladoucette: Les projets de la Fondation IFRAD.
Professeur Bruno Dubois: Les malades jeunes
Professeur Mathieu Ceccaldi: Les avancées thérapeutiques
Professeur Didier Hannequin: la génétique et la maladie d'Alzheimer

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Conférence de l'IFRAD sur la maladie d'Alzheimer, le lundi 22 juin 2009

Docteur Olivier de Ladoucette: Les projets de la Fondation IFRAD.
Professeur Bruno Dubois: Les malades jeunes
Professeur Mathieu Ceccaldi: Les avancées thérapeutiques
Professeur Didier Hannequin: la génétique et la maladie d'Alzheimer

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